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DÉCLARATION

Drapeau: misérable initiative de la CTM

La terre Iwanakaera a été, en 1635, envahie, volée et colonisée par des européens qui l’ont nommée Martinique. Ils ont massacré les autochtones, commettant un génocide. Ils ont instauré l’esclavage et pour le nourrir le trafic négrier, double crime contre l’humanité. Ils ont accompli leur colonisation par une oppression permanente. Ils la perpétuent par diverses institutions colonialistes.

Ce régime criminel domine depuis des siècles. La communauté humaine née de cette sanglante histoire s’est forgée dans la souffrance arrosant de sa sueur, de son sang, de ses luttes, le sol de cette terre qui est devenue sa patrie.

Cette communauté humaine, qui s’est constituée de tous les apports venus d’Afrique, d’Asie et d’Europe, est devenue le Peuple Martiniquais ! Il continue à se battre pour sa liberté.

Chaque peuple se donne des symboles, emblèmes, étendards, drapeaux, qui arborent ses couleurs et soutiennent ses qualités morales.

Le drapeau Rouge Vert Noir (RVN) est devenu au fil du temps un symbole identitaire fort de la fierté de notre société qui valorise la résistance face à la persécution colonialiste. Il est celui de la cause Martiniquaise.

La CTM a pris la misérable initiative de la création d’un nouveau drapeau.

Le retrait du pavillon colonialiste, raciste « kat sèpan » a été une victoire. Il est hors de question de le remplacer par un nouveau symbole colonial. Et pourquoi ne pas nous demander de changer le tambour pour un hautbois ou une cornemuse ?

La CTM doit en finir avec les manipulations et tentative de divisions. Elle n’a aucune légitimité pour décider des symboles du peuple martiniquais ! La légitimité ne se crée pas dans un imaginaire qui souffre d’un narcissisme infantile ou d’un égocentrisme sénile.

Le PKLS appelle celles et ceux qui ne sont esclaves d’aucune contingence politicienne à porter collectivement la dignité humaine. Au nom de la légitimité de la lutte de notre peuple, nous devons agir face à cette manipulation.

Le drapeau RVN, est un lien social, pour paraphraser FANON, il porte des « tonnes de chaînes, des orages de coups, des fleuves de crachats », il est fort de la fierté de notre communauté, avec lui ondule notre idéal de liberté. A coté de lui notre tambour porte la voix du peuple réel.

L’opération de la CTM doit rejoindre les poubelles de l’histoire.

Honte à la manipulation !

Non à un hochet colonialiste aliénant de plus !

Drapo RVN ni rasin toupatou Matinik,

fok fè’y tijé toupatou pou i kléré Matinik.

Martinique le 17 décembre 2018

Pour le PKLS

Jean Pierre ETILE

 

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COMMUNIQUÉ

 

HAÏTI : SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE EN LUTTE !

 

Depuis une semaine des manifestations ont lieu dans plusieurs villes d’Haïti et on compte plus d’une dizaine de morts et des dizaines de blessés.

 

Les manifestants dénoncent la corruption qui pourrit le pouvoir et altère la vie du pays comme avec Petrocaribe et la hausse constante des prix des produits de base nécessaires. Ils réclament la démission du président Jovenel MOISE.

 

Cela fait des mois que des manifestations ont lieu régulièrement, les masses populaires dénoncent le coût de la vie et réclament une vie meilleure. Ces manifestations sont la traduction des difficiles conditions de vie de la majorité des Haïtiens qui vivent dans la misère quand une fraction de la bourgeoisie se remplit les poches par l’exploitation des travailleurs et toutes sortes de trafic.

 

Cette politique est celle menée par la bourgeoisie haïtienne depuis longtemps en complicité avec les puissances impérialistes pour maintenir leur domination sur le pays. Face à cela les travailleurs, les masses populaires, ne se sont jamais résignés et ont toujours mené le combat pour la justice sociale et pour le respect des droits et libertés des personnes.

 

La propagande de la bourgeoisie veut faire croire que la situation en Haïti relève de la fatalité et que ce serait l’âme du peuple Haïtien qui serait damnée. Des journalistes illettrés et des politiciens véreux profitent de ces émeutes pour stigmatiser l’indépendance et fustiger « les nègres qui sont incapables ». Honte à eux !

 

La réalité en HAITI c’est un régime ultra libéral qui mène une politique au profit d’une minorité quand la grande majorité vit dans des conditions difficiles : plus de 50% de chômage, des salaires de misère, un manque crucial d’infrastructures et d’équipements nécessaires, l’absence de services publics adéquats. Dans le même temps ce sont des millions de dollars qui sont versées à divers organismes internationaux au titre de remboursement de la « dette » ou pour le règlement de prestations. C’est pour perpétuer cette situation que sont maintenues en Haïti des forces d’occupation comme la MINUSTAH ou la MINUJUSTH qui violent la souveraineté du pays et oppriment le peuple.

 

Le PKLS réaffirme que la situation du pays n’est ni le fruit d’une quelconque malédiction, ni le fait de la fatalité, mais le résultat d’une politique néfaste, réactionnaire, antipopulaire.

 

Le PKLS appelle les Martiniquaises et Martiniquais à dénoncer et condamner ces conditions et à exprimer leur solidarité avec les travailleurs et le peuple Haïtien dans leur lutte légitime.

 

FORCES D’OCCUPATION HORS D’HAITI !

 

LONNÈ RESPÉ BA VAYAN PÈP AYITI !

 

Martinique le 23 Novembre 2018

 

Pour le PKLS

 

Jean Pierre ETILE

 

 

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Communiqué

 

SOLIDARITÉ ÉPI LÉ VAYAN TRAVAYè AGRIKOL

BITASION « ASIÉ » LOREN

Depuis le jeudi 15 novembre, 46 ouvriers agricoles de l’habitation Assier au Lorrain sont en grève car leurs conditions de travail se sont beaucoup dégradées en particulier celle qui consiste à semer l’engrais dans les champs.

D’habitude 6 travailleurs étaient responsables de mettre par jour 3 tonnes d’engrais avec toutes les difficultés du relief qu’on connait à ASSIER. Aujourd’hui le patron leur impose pour la même quantité d’engrais 4 personnes prétextant qu’il a fait l’acquisition d’une machine pour diminuer le déplacement des travailleurs, mais cette machine a été conçue pour des terrains plats donc non adaptée aux parcelles de l’habitation ASSIER.

Les travailleurs bien déterminés, ont expliqué au patron leur refus de la nouvelle disposition qui contribuerait à aggraver la pénibilité de la tâche au lieu de l’atténuer.

Ils ont remis une plateforme de 30 revendications au responsable de l’exploitation et attendent une réponse qu’ils souhaitent avoir le plus rapidement.

   Encore une fois, des salariés, ouvriers agricoles dont la pénibilité de travail s’aggrave de jour en jour sont victimes de l’arrogance et de la méchanceté de ces propriétaires békés exploiteurs qui semblent oublier qu’ici au Lorrain ils ont été responsables, avec les forces armées françaises d’occupation de notre pays, de la mort de 2 ouvriers.

   Le PKLS apporte sans réserve toute sa solidarité à ces pères et mères de familles qui se battent pour l’amélioration de leurs conditions de travail, il appelle la population de Martinique à soutenir ce légitime combat.

Les combattants de Pécoul à Saint-Pierre, de la cité Grenade d’Ajoupa et de Morne Bataillon à Sainte Marie, apportent aussi leur totale solidarité à leurs camarades de l’habitation ASSIER.

Bétjé, patron, espwatè, pwofitè épi lé konplis volè magouyè, fok zot poté lé travayé agrikol, respé!

PLIS FOS BA MANMAY « ASIÉ ».

ASANM ANSANM NOU KA GOUMEN,

ANSANM ANSANM NOU KÉ GRENYEN !

Martinique le 21 novembre 2018

Pour le PKLS

Jean Pierre ETILE

 

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DECLARATION

 

Depuis le début du mois de septembre, une vingtaine de militants politiques (dont du PKLS), d’organisations de masse ou de syndicats, ont été convoqués, interpellés, amenés dans des commissariats et des gendarmeries, interrogés et pour certains leur domicile a été perquisitionné en présence de leur famille.

 

Ceci concerne principalement des personnes participant aux luttes sur la déportation du proviseur du LEGTA de Croix Rivail, la grève à l’hôpital de Trinité ou la lutte à Morne Bataillon (contre l’appropriation illicite du chemin rural).

 

Il est clair que la déferlante de ces arrestations montre que le pouvoir colonial a peur du développement des luttes et qu’il est obsédé de la défense de son « désordre colonial » et de l’injustice, en faveur des nantis.

 

Ces agents de la Police ou de la Justice ne sont pas capables d’enquêter sur le scandale du chlordécone mais ils pensent intimider des femmes et des hommes qui se mobilisent pour la Dignité et la Liberté.

 

Ces individus se disant policiers et magistrats se situent dans la tradition coloniale française avec son cortège d’injustice, de procès iniques, d’emprisonnements et d’assassinats.

 

Dans le cas de Morne Bataillon, maire, sous-préfet, procureur et gendarmes montrent clairement qu’ils sont pour la défense des intérêts békés, contre le peuple martiniquais et la vérité historique.

 

Nous disons clairement à ces politiciens véreux et à ces différents fonctionnaires de l’état colonial qu’ils ne nous font pas peur et que toutes les injustices devront être payées. Leur job est de réprimer les militants et de restreindre les libertés. Notre devoir est de nous battre pour la vérité, pour la justice.

 

Le PKLS condamne avec la plus grande énergie cette répression contre des militants en lutte.

 

Le PKLS appelle les forces patriotiques à la vigilance et à la résistance face à l’appareil répressif du pouvoir colonial français.

 

ZOT NI LAWMé, LAPOLIS éPI tribinal Mé NOU PA Pè ZOT!

 

WOULO POU KONBA PèP MATINIK!

 

Martinique le 17 novembre 2018

 

Pour le PKLS

 

Jean Pierre ETILE

 

 

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