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Hô Chi Minh

 

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Hô Chi Minh

(1890 – 1969)

 

Il fait d'abord ses études à Hu, puis en France en 1911 où il développe des photos pour subvenir à ses besoins. Devenu rapidement nationaliste, il est déçu par le congrès de Versailles de 1919 , qui n'applique pas le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes aux colonies . Après le congrès de Tours de 1921 , il entre au Parti Communiste Français , comme un des pères fondateurs. Nguyen Aï Quoc , le futur Hô Chi Minh fait paraître une petite annonce en 1923 dans le journal La Bretagne communiste pour des travaux artistiques qui constituaient son gagne-pain. Au mois de mai 1923 , deux militants communistes de premier plan en France , sont conviés à Moscou par Dimitri Manouilsky : Nguyen Aï Quoc , et Jean Cremet . Il effectue par la suite plusieurs voyages en Russie soviétique en 1927 , et en 1936 – 1937 .

En 1930 , il fonde le Parti Communiste Vietnamien, qui deviendra le Parti Communiste Indochinois pour inclure le Cambodge et le Laos , puis en 1941 la Ligue pour l'Indépendance du Viêt Nam ou sa contraction en Viêt Minh, qui combat à la fois les occupants japonais et les colonisateurs français. En 1941 , il rentre au Viêt Nam pour lutter contre l'occupation japonaise. En 1942 , il prend le nom de Hô Chí Minh. La même année, il est arrêté par des nationalistes chinois et passe un an en prison en Chine.

Libéré, Hô Chi Minh poursuit sa lutte. En 1945 , il proclame à Hanoï l'indépendance du pays, et après l'échec des négociations avec Jean Sainteny , mène le Viêt-minh jusqu'à la victoire contre les Français: le 7 mai 1954 , le Viêt Minh obtient la reddition du camp retranché français à la bataille de Diên Biên Phu . Le lendemain commencent les négociations sur l'Indochine à la Conférence de Genève avec le Ministre des Affaires Étrangères du Viêt Nam Pham Van Dong . Le Viêt Nam est divisé en deux, le long du 17e parallèle. Hô Chi Minh prend la tête de ce qui est devenu la République démocratique du Viêt Nam (Nord Viêt Nam). Il se lance dans la lutte pour la réunification du pays, face à Ngô Dinh Diêm, qui dirige la République du Viêt Nam (Sud Viêt Nam) avec le soutien des Américains.

Dès 1960 , Hô Chi Minh et les siens soutiennent la création du Front National pour la Libération du Viet-Nâm (FNL), bientôt surnommé Viêt Công ( Vietcong ) par les Américains et les Sud-Vietnamiens. Le FNL est approvisionné en hommes, en armes et en matériel par la République démocratique du (Nord) Viêt Nam.

Hô Chi Minh meurt le 2 septembre 1969 , alors que le conflit fait toujours rage au Viêt Nam. Sa mort est officiellement annoncée comme ayant eu lieu le 3 septembre, pour ne pas ternir la fête nationale de l'indépendance du 2 septembre, comme le 4 juillet aux États Unis.

Hô Chi Minh voulait que ses cendres fussent répandues au-dessus du pays, du nord au sud, et ne tenait absolument pas à être embaumé comme Lénine . Pourtant, ses héritiers ont décidé de l'embaumer tout de même en attendant la réunification, ne voulant pas léser les sud-vietnamiens lors de la dispersion des cendres. Ceci n'ayant jamais été fait, sa momie repose toujours au mausolée de Hanoï .

Figure tutélaire du régime communiste vietnamien, connu sous le nom d'« Oncle Hô » (Bác H?), son nom a été utilisé après sa mort pour rebaptiser la capitale du Sud Viêt Nam : après la victoire communiste de 1975 , Saïgon est devenu Hô Chi Minh Ville .

L'homme et son oeuvre

Du militant Nguyên Ai Quôc au Président Hô Chi Minh

Nguyên Ai Quôc (1890-1969) au Congrès Socialiste de Tours du 25 décembre 1920.

Le nom de guerre "Nguyên Ai Quôc" peut être interprété en français comme "jacquou (Nguyên) le patriote" (Ai Quôc). Le nom de naissance est Nguyên Tat Thanh et celui de Hö Chi Minh viendra plus tard avec la création du PCI (Parti Communiste Indochinois) à Hong Kong en 1930 et la déclaration d'indépendance ainsi que l'établissement de la République du Viêt Nam à Hanoi en 1945. Son intervention, dit-on, en faveur des peuples colonisés a initié la scission au sein de la SFIO (Section Française de l'Internationale Ouvrière) dans l'adhésion à la IIIe Internationale Communiste. De ce fait, il peut être considéré comme fondateur du PCF (Parti Communiste Français). Établi comme photographe à Paris il n'a cessé d'être nationaliste et communiste, militant actif pour l'indépendance de toutes les colonies et la justice sociale pour tous.

LE PRÉSIDENT: Camarade délégué Indochinois, vous avez la parole

DÉLÉGUÉ INDOCHINOIS (Nguyên Ai Quoc): Aujourd'hui, au lieu de préparer avec vous la révolution mondiale, je viens ici avec une profonde tristesse pour parler, en tant que membre du Parti Socialiste, contre les impérialistes qui ont commis des crimes odieux dans mon pays natal. Vous savez tous que l'impérialisme français a pénétré en Indochine il y a cinquante ans. Il a conquis notre pays par la force pour la poursuite des intérêts égoïstes. Depuis lors, nous avons été non seulement honteusement opprimés et exploités, mais aussi impitoyablement torturés et empoisonnés. Pour parler plus clairement, nous avons été empoisonnés par l'opium, l'alcool, etc. Il m'est impossible de révéler en quelques minutes toutes les atrocités que les capitalistes rapaces ont infligées à l'Indochine. Il y a plus de prisons que d'écoles et elles contiennent toujours un trop-plein de détenus. Tout indigène ayant des idées socialistes est arrêté et parfois assassiné sans jugement. Telle est leur soi-disant justice en Indochine. Les Vietnamiens, dans leur propre pays, sont tenus à l'écart et ne jouissent pas de la sécurité des Européens ou de ceux qui ont un passeport d'un pays d'Europe. Nous ne jouissons ni de la liberté de la presse ni de la liberté d'expression.. Nous ne pouvons pas nous réunir librement, ni former des associations. Nous n'avons pas le droit de vivre à l'étranger, ni même d'aller à l'étranger comme touristes. On nous force à vivre dans l'ignorance et l'obscurité les plus complètes en nous interdisant le droit d'étudier. Les colonialistes en Indochine nous forcent par tous les moyens possibles à fumer de l'opium et à boire de l'alcool pour nous empoisonner et nous affaiblir. Des milliers de vietnamiens ont été ainsi conduits à une mort lente ou massacrés pour protéger des intérêts tiers.

Tel est, camarades, le traitement qu'on inflige à plus de vingt millions de Vietnamiens, c'est-à-dire plus de la moitié de la population française. Et cela s'appelle être sous la protection de la France ! Il faut que le parti socialiste agisse d'une façon concrète pour soutenir les indigènes opprimés.

JEAN LONGUET: J'ai parlé en faveur des indigènes.

DÉLÉGUÉ INDOCHINOIS: J'ai déjà demandé, au début de mon discours, un silence total. Il faut que le Parti propage le socialisme dans tous les pays coloniaux. Nous nous sommes rendus compte que l'entrée du Parti Socialiste dans la IIIe Internationale signifiait la promesse implicite d'accorder dorénavant sa vraie importance à la question coloniale. Nous avons été très heureux d'apprendre qu'une délégation permanente avait été formée pour l'étude de la question de l'Afrique du Nord et nous serions très heureux si dans un proche avenir, le Parti envoyait un de ses membres en Indochine pour étudier sur place les problèmes pertinents du pays et les mesures à prendre.

Au nom de l'humanité toute entière, au nom de tous les membres du Parti Socialiste, de droite comme de gauche, nous vous appelons à l'aide!

Camarades, sauvez nous!

DÈS LE DÉPART ET PAR CETTE INTERVENTION INAUGURALE, LE NATIONALISME FONDAMENTAL PRÉVAUT SUR LE COMMUNISME INSTRUMENTAL POUR L'INDÉPENDANCE (doc Lap) ET LA LIBERTÉ (Tu Do).

Nguyên Tat Thanh- Nguyên Âi Quôc- Hô Chi Minh

Le jeune Nguyen Tat Thanh est arrivé en France comme matelot de la compagnie des Messageries Maritimes pour payer son voyage, à la suite des Tirailleurs Annamites de la Première Guere Mondiale. En France il a exercé différents petits métiers et s'est même porté candidat à l'École d'Administration Coloniale "pour servir son pays" dit-il. Sa candidature a été rejeté. Alors, il s'est tourné vers le militantisme anti-colonial..

À Paris, il a fondé le journal "Le Paria" dans lequel il a publié "Le procès de la colonisation française française" dont un passage s'est retrouvé dans la "Déclaration d'Indépendance" du Viêt Nam après le rappel du préambule de la déclaration d'indépendance des Etats-Unis et des Droits de l'Homme de la révolution française.

LE PROCÈS DE LA COLONISATION FRANÇAISE (extraits) publié dans son journal "Le Paria".

L'IMPÖT DU SANG

I – La guerre et les "indigènes"

Avant 1914, ils n'étaient que des sales nègres et de sales Annamites bons tout au plus à tirer le pousse-pousse et à recevoir des coups de cadouille de nos aministrateurs. La joyeuse et fraîche guerre déclarée, les voilà devenus "chers enfants" et "braves amis" de nos paternels et tendres administrateurs et même de gouverneurs plus ou moins généraux. Ils (les indigènes) ont été tout d'un coup promus au grade suprême de "défenseurs du droit et de la liberté". Cet honneur subit leur a coûté cependant assez cher, car pour défendre ce droit et cette liberté dont eux-mêmes sont dépourvus, ils ont dû quitté brusquement leurs rizières ou leurs moutons, leurs enfants et leurs femmes pour venir, par-delà les océans, pourrir sur les champs de bataille de l'Europe. Pendant la traversée, beaucoup d'indigènes, après avoir été conviés au spectacle merveilleux de la démonstration scientifique du torpillage,, sont allés au fond des ondes pour défendre la patrie des monstres marins. D'autres ont laissé leur peau au désert poétique des Balkans en se demandant si la Mère-Patrie avait l'intention d'entrer comme première dans le Harem du Turc; sinon pourquoi les aurait-on fait zigouiller dans ces pays? D'autres encore, sur les bords de la Marne ou dans la boue de la Champagne s et sculpter avec leurs os les bâtons des maréchaux..

Ceux, enfin, qui trimaient à l'arrière, dans les poudreries monstrueuses, pour n'avoir pas respiré le gaz asphyxiant de "Boches", ont subi les vapeurs rutilantes des Français; ce qui revient au même puisque les pauvres diables crachaient leurs poumons comme s'ils étaient "gazés". 700 000 indigènes en tout sont venus en France et, sur ce nombre, 80 000 ne reverront plus le soleil de leur pays!

II – Le volontariat

Voici ce qui nous dit un confrère: Le prolétariat indigène de l'Indochine pressuré de tous temps sous forme d'impôts, prestations, corvées de toute nature, d'achats, par ordres officiels, d'alcool et d'opium, subit depuis 1915-16, le supplice du volontariat.

Les événements de ces dernières années ont donné prétexte, sur toute l'étendue du pays à de grandes rafles de matériel humain encaserné sous les dénominations les plus diverses; tirailleurs, ouvriers spécialisés, ouvriers non spécialisés, etc.

De l,acis de toutes les compétences impartiales qui ont été appelées à utiliser en Europe le matériel humain asiatique, ce matériel n'a pas donné de résultats en rapport avec les énormes dépenses que son transport et son entretien ont occasionnées.

Ensuite, la chasse au dit matériel humain, dénommé pour la circonstance en "Volontariat" (not d'une affreuse ironie), a donné aux plus scandaleux abus.

Voici comment ce recrutement volontaire s'est pratiqué: le "satrape" qu'est chacun des résidents indochinois avise ses mandarins que dans un delai fixé, il faut que sa province ait fourni tel chiffre d'hommes. Les moyens importent peu. Aux mandarins de se débrouiller. Et par le système D, ils s'y connaissent les gaillards, surtout pour monnayer les affaires.

Ils commencent par ramasser des sujets valides, sans ressources, lesquels sont sacrifiés sans recours. Ensuite, ils mandent des fils de famille riche; s'ils sont récalcitrants, on trouve très facilement l'occasion de leur chercher quelque histoire, à eux ou à leur famille, et, au besoin de les emprisonner jusqu'à ce qu'ils aient résolu le dilemme suivant: "Volontariat ou finance".

On conçoit que des gens ramassés dans de pareilles conditions soient dépourvus de tout enthousiasme pour le métier auquel on les destine. À peine encasernés, ils guettent la moindre occasion pour prendre la fuite.

D'autres, ne pouvant se préserver de ce qui constitue pour eux un fâcheux destin, s'inoculent les plus graves maladies dont la plus commune est la conjonctivite purulente provenant du frottement des yeux avec divers ingrédients, allant de la chaux vive jusqu'au pus blenoragique.

N'empêche que, ayant promis des grades mandarinaux aux volontaires indochinois qui survivraient et des titres posthumes à ceux qui seraient "morts " pour la France ", le gouvernement général de l'Indochine poursuivait ainsi sa proclamation: "Vous vous êtes engagés en foule, vous avez quitté sans hésitation votre terre natale à laquelle vous êtes pourtant attachés; vous, tirailleurs, pour donner votre sang; vous ouvrier pour offrir vos bras..."

Contrairement à bien d'autres figures politiques de l'Asie du Sud-Est, les biographies du fondateur du Vietnam moderne ne sont pas rares. L'originalité du travail de Sophie Quinn-Judge réside surtout dans la qualité de ses sources, tirées d'archives pour partie inédites de l'URSS, des services secrets français et du Parti communiste vietnamien. Ces documents permettent de suivre l'évolution du jeune révolutionnaire, de la Conférence de Paris pour la paix en 1919, où il exprima pour la première fois des revendications nationalistes, jusqu'au 8e plénum du PC soviétique en 1941, qui l'aida à mettre en place la stratégie du Viêt Minh lors de l'occupation japonaise de l'Indochine. Loin de se révéler un agent de Moscou ou de Pékin, Hô Chi Minh apparaît très tôt comme une personnalité originale, qui a cherché à définir une voie vietnamienne du communisme, plus tournée vers le nationalisme que vers le dogmatisme. L'image un peu aseptisée d'un " oncle Ho " uniquement dédié à la lutte y gagne aussi une consistance plus humaine, à la fois dans sa vie sentimentale et dans sa capacité à gérer le compromis.

 

Déclaration d'indépendance de la République du Viêt Nam

 

Hanoi, sur la place Ba Dinh, le 2 septembre 1945, en un cérémonial confucéen de changement dynastique.

"[...] Tous les hommes sont nés égaux. Le Créateur nous a donné des droits inviolables: le droit de vivre, le droit d'être libre et le droit de réaliser notre bonheur."Cette parole immortelle est tirée de la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique en 1776. Prise dans un sens plus large, cette phrase signifie :"Tous les peuples sur la terre sont nés égaux, tous les peuples ont le droit de vivre, d'être libres. " La Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de la Révolution française de 1791 proclame également: " Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits."

Ce sont là des vérités indéniables.

Et pourtant, pendant plus de quatre-vingt années, les impérialistes français, abusant de leur " liberté, égalité, fraternité ", ont violé la terre de nos ancêtres et opprimé nos compatriotes. Leurs actes vont à l'encontre des idéaux d'humanité et de justice. (...) À l'automne de l'année 1940, quand les fascistes japonais, en vue de combattre les Alliés, ont envahi l'Indochine pour organiser de nouvelles bases de guerre, les impérialistes français se sont rendus à genoux pour leur livrer notre pays. Dès lors, notre peuple, sous le double joug japonais et français, est saigné littéralement. Le résultat a été terrifiant. Du Quang-tri au Nord, 2 millions de nos compatriotes sont morts de faim dans les premiers mois de cette année. Le 9 mars, les Japonais désarmèrent les troupes françaises. De nouveau, les Français se sont enfuis ou bien se sont rendus sans condition. Ainsi, ils n'ont été nullement capables de nous "protéger"; bien au contraire, dans l'espace de cinq ans, ils ont par deux fois vendu notre pays aux Japonais. Avant le 9 mars, à plusieurs reprises, la Ligue du Viet-Minh a invité les Français à se joindre à elle pour lutter contre les Japonais. Les Français, au lieu de répondre à cet appel, ont sévi de plus belle contre les partisans du Viet-Minh. Ils sont allés jusqu'à assassiner un grand nombre de nos condamnés politiques incarcérés à Yen Bay et à Cao Bang lors de leur débandade.

Malgré tout cela, nos compatriotes ont continué à garder, à l'égard des Français, une attitude indulgente et humaine. Après les événements du 9 mars, la Ligue du Viet-Minh a aidé de nombreux Français à traverser les frontières, en a sauvé d'autres des prisons nipponnes et a, en outre, protégé la vie et les biens de tous les Français.

En fait, depuis l'automne de 1940, notre pays a cessé d'être une colonie française pour devenir une possession nipponne.

Après la reddition des Japonais, notre peuple tout entier s'est levé pour reconquérir sa souveraineté et a fondé la République Démocratique du Viet Nam.

La vérité est que nous avons repris notre indépendance des mains des Japonais et non de celles des Français.

Les Français s'enfuient, les Japonais se rendent, l'empereur Bao-Dai abdique, notre peuple a brisé toutes les chaînes qui ont pesé sur nous pendant près de cent ans pour faire de notre Viêt Nam un pays indépendant. Notre peuple a, en même temps, renversé le régime monarchique établi depuis des dizaines de siècles pour fonder la République.

Pour ces raisons, nous, membres du gouvernement provisoire représentant la population entière du Viet Nam, déclarons n'avoir plus désormais aucun rapport avec la France impérialiste, annuler tous les traités que la France a signés au sujet du Viet Nam, abolir tous les privilèges que les Français se sont arrogés sur notre territoire.

Tout le peuple du Viet Nam, animé d'une même volonté, est déterminé à lutter jusqu'au bout contre toute tentative d'agression de la part des impérialistes français.

Nous sommes convaincus que les Alliés, qui ont reconnu les principes de l'égalité des peuples aux Conférences de Téhéran et de San Francisco, ne peuvent pas ne pas reconnaître l'indépendance du Viet Nam.

Un peuple qui s'est obstinément opposé à la domination française pendant plus de quatre-vingts ans; un peuple qui durant ces dernières années, s'est décidément rangé du côté des Alliés pour lutter contre le fascisme ; ce peuple a le droit d'être libre, ce peuple a le droit d'être indépendant.

Pour ces raisons, nous, membres du gouvernement provisoire de la République démocratique du Vietnam, proclamons solennellement au monde entier: Le Viet Nam a le droit d'être libre et indépendant et, en fait, est devenu libre et indépendant. Tout le peuple du Viêt Nam est décidé à mobiliser toutes ses forces spirituelles et matérielles, à sacrifier sa vie et ses biens pour garder son droit à la liberté et à l'indépendance."